Jeunes et engagés, le webdocumentaire sur la pensée sociale de l’Église catholique

Jeunes et engagésMartin de Lalaubie respire : le webdocumentaire sur la doctrine sociale de l’Église qui l’occupe depuis deux ans est enfin en ligne ! Jeunes et engagés – Portrait d’une Église qui (se) bouge, c’est le portrait de 7 jeunes qui agissent dans la société au nom de leur foi. Plusieurs témoignages « d’experts » de la pensée sociale de l’Église les complètent – dont du Ceras, partenaire dans sa production – ainsi que des informations pour les internautes qui souhaitent, à leur tour, s’investir. Retour, avec Martin de Lalaubie, sur son immersion dans ce qui est aujourd’hui appelé « le secret le mieux gardé de l’Église catholique ».

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Attention danger

attention dangerAttention, danger. Une philosophe devait intervenir lors d’une formation pour une centaine de personnes sur le thème « Prendre soin de l’autre ». Elle était prévue pour cette journée organisée par la Conférence des évêques pour ses quelques responsables diocésains de la pastorale familiale. Mais ça n’allait pas : elle a étudié le genre. Alors il fallait agir. Pour le bien. Leur bien. Le bien de l’Église. Le bien de tous. A la suite de pétitions, de courriers, (de plus ?), tout est rentré dans l’ordre : les laïcs de l’Eglise catholique de France ont ramené l’évêque et son équipe nationale à la raison. Ils ont désinvité madame. Lire la suite

24 mars, une manif ratée

La Manif pour tous de janvier avait été un succès par l’ampleur de sa mobilisation et sa capacité à limiter la récupération par la droite et les excès homophobe. On ne peut pas en dire autant de celle de dimanche 24 mars. Ses initiateurs doivent rectifier le tir.

Quelques affiches officielles de la manif pour tous du 24 mars

Quelques affiches officielles de la manif pour tous du 24 mars

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Du droit de mourir dans la dignité

« Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort »
Antoine de Saint-Exupéry

Alors que le rapport du professeur Sicard vient d’être remis au président de la République,  il ne faudrait pas comme l’écrit Dominique Quinio dans La Croix (1) que le débat se limite à la mise en œuvre de l’engagement 21 du programme électoral du candidat François Hollande. C’est une invitation à se soucier de la fin de vie bien en amont […].

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Mettre l’Evangile en action

PBCCes derniers jours Rome a attiré l’attention des médias avec l’ouverture du procès du majordome de Benoît XVI. D’autres pulsations de la vie de l’Église catholique sont intéressantes comme le voyage du Successeur de Pierre à Lorette, sur les pas du Bienheureux Jean XXIII. Ce déplacement est signe de la volonté de Benoît XVI de remettre l’humain, hommes et femmes, au cœur de la société, au cœur de l’annonce de la Bonne Nouvelle.

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Prier ce n’est pas jouer avec la laïcité

(c) DRAndré Vingt-Trois, archevêque de Paris a proposé à ses frères dans l’épiscopat une prière pour la France lors de la fête du 15 août, l’Assomption. Beaucoup d’avis ont été postés sur le net à ce propos, souvent de façon caricaturale ou polémique. Il est difficile de se contenter d’une telle position ; les évêques ne cherchent pas à faire de cette prière un sujet politique mais à aider les catholiques à unir leur prière devant tant d’enjeux cruciaux pour l’avenir de notre société et de notre pays.

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Le paradoxe dangereux des politiques de l’emploi

Alors que le chômage massif est une constante depuis plus de trente ans, avec ses innombrables et graves conséquences pour notre pays, pourquoi nos politiques publiques et le contenu de nos accords sociaux sont-ils si peu déterminés par leur impact potentiel sur l’emploi ? La raison en est sans doute que, contrairement aux apparences, la préoccupation de l’emploi reste minoritaire et non prioritaire. Pour Patrick Boulte, vice-président de Solidarités nouvelles face au chômage, deux réalités de nature très différente autorisent à le penser, explique-t-il dans La Croix, le 25 juin.

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«Laissez venir à moi les enfants»

Crédit : Quentin Glorieux/Flickr

Leur vie est sensée être celle d’être insouciant, protégée des affres des adultes. Mais pour les enfants de familles sans-papiers, cet état de grâce n’existe pas toujours en France. Pour y remédier, des professeurs s’engagent pour leurs élèves sans papiers.

« J’ai la conviction que l’école est le dernier sanctuaire, un endroit où l’on peut se reconstruire et se voir dispenser de l’affection. L’accueil des élèves en situation irrégulière est une évidence pour moi. Je considère d’ailleurs que, en tant que chef d’établissement, je représente la permanence des valeurs de l’État, garant de l’absolue nécessité de protéger les enfants. » Un proviseur

A lire sur www.bastamag.net

Pour un Président garant des Institutions républicaines

Le mode de scrutin choisi en 1962 pour l’élection présidentielle a été établi sur mesure par et pour le Général de Gaulle. Pour être crédible, il suppose que les deux candidats qui s’affrontent au second tour de la présidentielle soient en situation de gouverner véritablement le pays. Les grands partis doivent donc être capables d’organiser des primaires en leur sein pour dégager les personnalités qui s’affronteront dès le premier tour. Personnalités qui, et il y a malheureusement loin de la coupe aux lèvres, seraient capables de faire vivre son histoire au peuple français, et non seulement leur propre – et petite – histoire personnelle.

Le mode de scrutin actuel donne aujourd’hui l’illusion d’un lien direct et personnel entre le Président et chacun des Français. Mais cette illusion, encouragée par les médias friands de personnalités télégéniques, tient de l’idolâtrie et donne à penser que le Président est omnipotent.

La légitimité

La Constitution de 1958 met surtout en concurrence permanente et mortifère le Président et le Premier ministre, opposant deux légitimités pourtant distinctes : d’un côté, celle du président de la République, élu au suffrage universel direct, et qui doit être d’abord le garant du fonctionnement démocratique des institutions. De l’autre, celle du Premier ministre, nom­mé par le Président, mais qui ne peut exercer ses fonctions de gouvernement que s’il est soutenu par une majorité au Parlement. Toute la question revient alors à articuler le rôle du Président, comme garant de la démocratie, et le rôle du Premier ministre, gérant les orientations politiques du pays. À partir de 1962, il est clair que le Président est aussi celui qui semble avoir le plus de légitimité. Dès lors, le fonctionnement institutionnel du système est faussé. Le quinquennat qui s’achève l’a illustré de manière emblématique.

Quand les électeurs désavouent le parti du Président lors des législatives, et que le Président décide de rester, c’est la cohabitation : les deux légitimités sont bien distinctes. Le Premier ministre est légitime auprès de la majorité parlementaire, et le Président, minoritaire lors des législatives, est obligé de nommer le chef de la majorité comme Premier ministre. Dans cette hypothèse, le Président préside mais ne gouverne pas. Imaginons pourtant qu’un prétendant, original et visionnaire, dise ceci entre les deux tours : président de la République, je m’engage à ne pas gouverner, mais à me considérer comme le garant du fonctionnement démocratique de nos institutions. Et je nommerai comme Premier ministre celui ou celle qui sera désigné(e) par l’alliance majoritaire au sein du Parlement. Le candidat qui tiendrait ce discours susciterait un véritable intérêt. Et, en plus de la dignité présidentielle, il ornerait sa tête des lauriers du prophète…

Législatives en vue

Or, l’élection de 2012 se fait non pas à deux tours, mais à quatre, puisque les législatives suivent l’élection présidentielle. Il y aurait là une opportunité à saisir, faute de quoi, et pour aller dans le sens du député UMP Alain Marleix, se profilera, en cas de victoire de M. Sarkozy, une cohabitation de bac à sable avec Martine Aubry, ce qui achèvera de discréditer le monde politique actuel. De fait, la guerre des egos qui naîtra de ce dysfonctionnement pathologique de la Ve République diminuera encore un peu plus les chances de voir émerger un homme politique capable de rendre au peuple sa place dans l’Histoire. Relire Péguy, Mounier, Bernanos, Muray…

Entre personnalisation à outrance des parcours politiques, machine parlementaire qui tourne à vide, et verrouillage médiatique hésitant entre renvoi d’ascenseur et buzz permanent, que peut bien vouloir dire ce subit appel à l’aide des candidats à « écrire l’Histoire » ? De quelle histoire s’agit-il ? Celle, personnelle et intime, des deux prétendants, qui égrènera sans fin prébendes extraordinaires, copinages incroyables et salaires mirobolants ? Que nous importe leur petitesse et leur futilité, au regard de l’Histoire de notre nation, construite, elle, par tous les Français ?

Au vue de la campagne qui vient de s’écouler, il semble bien que l’occasion a encore été manquée. Cependant, et quoi qu’il en soit de la personne capable de proposer et de mener à bien cette réforme de nos institutions, il y a urgence à lancer ce débat dans l’opinion publique.

Texte de Didier da Silva, pubié à l’origine sur www.temoignagechretien.fr