Vers une mystique de l’autorité

mystique de l'autorité« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » cette citation bien connue de Gandhi est comme le résumé de l’invitation que François vient de nous faire depuis l’Amérique Latine. C’est à croire que le changement est une dynamique redondante chez ceux qui se prénomment François…. Plus sérieusement de ces derniers textes, le successeur de Pierre nous invite à être pleinement acteurs de notre société, sans attendre que le pouvoir vienne réaliser ce changement. Il s’agit plutôt, pour nous, de retrouver le chemin de l’autorité qui doit présider à toutes actions prenant ainsi le pas sur cette « obsession d’occuper tous les pouvoirs disponibles et de voir les résultats immédiats ».1

Le Christ pour modèle

Dans l’Évangile de Jean (13, 1-17) nous savons que l’institution de l’Eucharistie lors du Jeudi Saint est remplacée par le lavement des pieds. Jésus par ce geste humble et profond appelle et envoie ses disciples sur le chemin de la disponibilité à la mission d’annonce de l’Évangile. L’attitude demandée par le Christ est celle du service de l’autre, de l’accompagner au plus près dans une démarche désintéressée de sa propre réussite personnelle.

Marcher à la suite du Christ

Dans ce chemin du service nous apprenons à nous décentrer pour nous centrer sur l'(A)autre. C’est un chemin de… [la suite sur le blog de son auteur].

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Avec nos frères protestants

Croix huguenote, Musée protestant de la grange de Wassy

[Billet publié également sur le blog de l’auteur]

Le pasteur James Woody a publié un très beau texte sur la Réforme, à l’occasion d’une controverse lancée par une femme politique contre les protestants.
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Le Bon Larron et le détenu invisible

Ludovic n’a pas eu la vie facile… Il a longtemps été le détenu de la violence de ses propres parents avant d’être détenu de sa propre violence, puis de la prison. Comme pour d’autres l’amour d’une femme ou la passion d’un travail, c’est la religion qui l’a sauvé. Aujourd’hui témoin de la Fraternité Bon Larron, il a depuis quelques années repris le groupe de prière des Prisons de France. Son long témoignage a été réécrit car Ludovic souffre d’une dyslexie que personne n’a pris en compte dans son enfance. Loin du prosélytisme, ce texte témoigne de ses doutes, de ses espoirs, de la confiance trouvée et de la confiance en l’autre.

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Sexualité : « Et Dieu vit que cela était bon »

Qu’il s’agisse du «différent» qui oppose Rome aux religieuses américaines, des positions de l’Eglise catholique sur l’homosexualité en lien avec les projets de mariage gay et d’homoparentalité, c’est la «vision» catholique de la sexualité qui est en jeu et qui semble aujourd’hui, à beaucoup, d’un autre âge !

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Prier ce n’est pas jouer avec la laïcité

(c) DRAndré Vingt-Trois, archevêque de Paris a proposé à ses frères dans l’épiscopat une prière pour la France lors de la fête du 15 août, l’Assomption. Beaucoup d’avis ont été postés sur le net à ce propos, souvent de façon caricaturale ou polémique. Il est difficile de se contenter d’une telle position ; les évêques ne cherchent pas à faire de cette prière un sujet politique mais à aider les catholiques à unir leur prière devant tant d’enjeux cruciaux pour l’avenir de notre société et de notre pays.

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«Laissez venir à moi les enfants»

Crédit : Quentin Glorieux/Flickr

Leur vie est sensée être celle d’être insouciant, protégée des affres des adultes. Mais pour les enfants de familles sans-papiers, cet état de grâce n’existe pas toujours en France. Pour y remédier, des professeurs s’engagent pour leurs élèves sans papiers.

« J’ai la conviction que l’école est le dernier sanctuaire, un endroit où l’on peut se reconstruire et se voir dispenser de l’affection. L’accueil des élèves en situation irrégulière est une évidence pour moi. Je considère d’ailleurs que, en tant que chef d’établissement, je représente la permanence des valeurs de l’État, garant de l’absolue nécessité de protéger les enfants. » Un proviseur

A lire sur www.bastamag.net

Pour un Président garant des Institutions républicaines

Le mode de scrutin choisi en 1962 pour l’élection présidentielle a été établi sur mesure par et pour le Général de Gaulle. Pour être crédible, il suppose que les deux candidats qui s’affrontent au second tour de la présidentielle soient en situation de gouverner véritablement le pays. Les grands partis doivent donc être capables d’organiser des primaires en leur sein pour dégager les personnalités qui s’affronteront dès le premier tour. Personnalités qui, et il y a malheureusement loin de la coupe aux lèvres, seraient capables de faire vivre son histoire au peuple français, et non seulement leur propre – et petite – histoire personnelle.

Le mode de scrutin actuel donne aujourd’hui l’illusion d’un lien direct et personnel entre le Président et chacun des Français. Mais cette illusion, encouragée par les médias friands de personnalités télégéniques, tient de l’idolâtrie et donne à penser que le Président est omnipotent.

La légitimité

La Constitution de 1958 met surtout en concurrence permanente et mortifère le Président et le Premier ministre, opposant deux légitimités pourtant distinctes : d’un côté, celle du président de la République, élu au suffrage universel direct, et qui doit être d’abord le garant du fonctionnement démocratique des institutions. De l’autre, celle du Premier ministre, nom­mé par le Président, mais qui ne peut exercer ses fonctions de gouvernement que s’il est soutenu par une majorité au Parlement. Toute la question revient alors à articuler le rôle du Président, comme garant de la démocratie, et le rôle du Premier ministre, gérant les orientations politiques du pays. À partir de 1962, il est clair que le Président est aussi celui qui semble avoir le plus de légitimité. Dès lors, le fonctionnement institutionnel du système est faussé. Le quinquennat qui s’achève l’a illustré de manière emblématique.

Quand les électeurs désavouent le parti du Président lors des législatives, et que le Président décide de rester, c’est la cohabitation : les deux légitimités sont bien distinctes. Le Premier ministre est légitime auprès de la majorité parlementaire, et le Président, minoritaire lors des législatives, est obligé de nommer le chef de la majorité comme Premier ministre. Dans cette hypothèse, le Président préside mais ne gouverne pas. Imaginons pourtant qu’un prétendant, original et visionnaire, dise ceci entre les deux tours : président de la République, je m’engage à ne pas gouverner, mais à me considérer comme le garant du fonctionnement démocratique de nos institutions. Et je nommerai comme Premier ministre celui ou celle qui sera désigné(e) par l’alliance majoritaire au sein du Parlement. Le candidat qui tiendrait ce discours susciterait un véritable intérêt. Et, en plus de la dignité présidentielle, il ornerait sa tête des lauriers du prophète…

Législatives en vue

Or, l’élection de 2012 se fait non pas à deux tours, mais à quatre, puisque les législatives suivent l’élection présidentielle. Il y aurait là une opportunité à saisir, faute de quoi, et pour aller dans le sens du député UMP Alain Marleix, se profilera, en cas de victoire de M. Sarkozy, une cohabitation de bac à sable avec Martine Aubry, ce qui achèvera de discréditer le monde politique actuel. De fait, la guerre des egos qui naîtra de ce dysfonctionnement pathologique de la Ve République diminuera encore un peu plus les chances de voir émerger un homme politique capable de rendre au peuple sa place dans l’Histoire. Relire Péguy, Mounier, Bernanos, Muray…

Entre personnalisation à outrance des parcours politiques, machine parlementaire qui tourne à vide, et verrouillage médiatique hésitant entre renvoi d’ascenseur et buzz permanent, que peut bien vouloir dire ce subit appel à l’aide des candidats à « écrire l’Histoire » ? De quelle histoire s’agit-il ? Celle, personnelle et intime, des deux prétendants, qui égrènera sans fin prébendes extraordinaires, copinages incroyables et salaires mirobolants ? Que nous importe leur petitesse et leur futilité, au regard de l’Histoire de notre nation, construite, elle, par tous les Français ?

Au vue de la campagne qui vient de s’écouler, il semble bien que l’occasion a encore été manquée. Cependant, et quoi qu’il en soit de la personne capable de proposer et de mener à bien cette réforme de nos institutions, il y a urgence à lancer ce débat dans l’opinion publique.

Texte de Didier da Silva, pubié à l’origine sur www.temoignagechretien.fr