Autour d’une table: rencontre avec Alexandra Lion

Année électorale, 2014 conduit sur la voie de l’engagement politique nombre de chrétiens. Parmi eux, prend place Alexandra Lion. Juriste spécialisée en droit de la famille, elle s’investit dans le 9e arrondissement de Paris comme représentante de la société civile sur une liste conduite par la socialiste Pauline Véron. Particulièrement active dans l’intercultuel, autant dans sa paroisse que dans son diocèse, elle a accordé un peu de son temps au blogueur Damian Leverd, pour échanger. Et témoigner de quelques réflexions sur la gauche, le christianisme et ce qu’elle en fait.

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Loi bancaire, paradis fiscaux : c’est maintenant !

Banque-Athenes-1919

Dominique Potier, député PS de la 5ème circonscription de Meurthe-et-Moselle, est intervenu à l’Assemblée nationale le 12 février dernier lors de la discussion générale ouvrant l’examen du projet de loi de séparation et régulation des activités bancaires. Les débats se poursuivront dans l’hémicycle. 

Dominique Potier a accepté que son discours soit relayé par notre site.

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Pour un vrai dialogue sur l’essentiel, un appel de croyants de gauche

Cet appel a été initialement rédigé par Didier da Silva, René Poujol, Vincent Soulage et Eric Vinson, co-fondateurs (parmi d’autres) du blog A la table des chrétiens de gauche. N’engageant au départ que ses quatre initiateurs, il a été soumis à des personnes de différentes confessions et spiritualités, qui ont décidé de s’associer à leur démarche civique. Tous les citoyens qui le souhaitent peuvent faire désormais de même, en y apposant leur signature avant le 30 septembre. L’appel sera alors transmis au Président de la République, aux Présidents respectifs du Sénat, de l’Assemblée nationale et du Conseil économique, social et environnemental ainsi qu’au Premier ministre, à la Garde des Sceaux et à la ministre déléguée à la Famille.

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Prier ce n’est pas jouer avec la laïcité

(c) DRAndré Vingt-Trois, archevêque de Paris a proposé à ses frères dans l’épiscopat une prière pour la France lors de la fête du 15 août, l’Assomption. Beaucoup d’avis ont été postés sur le net à ce propos, souvent de façon caricaturale ou polémique. Il est difficile de se contenter d’une telle position ; les évêques ne cherchent pas à faire de cette prière un sujet politique mais à aider les catholiques à unir leur prière devant tant d’enjeux cruciaux pour l’avenir de notre société et de notre pays.

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Faut-il une parole offensive pour que les consciences bougent ?

En 2012, l’Abbé Pierre décédé il y a 5 ans aurait eu 100 ans. La Fondation qui porte son nom a 20 ans cette année. Pierre-Baptiste Cordier, un de nos auteurs, a contribué à animer une page spéciale sur le site du Jour du seigneur pour célébrer cet homme qui a marqué les Français. Extraits.

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Les chrétiens de gauche ne sont pas toujours où on le croit

Les idées fausses ont la vie dure. Et le journaliste politique de La Croix Laurent de Boissieus’y attaque régulièrement. Et notamment, à propos de Charles de Gaulle, il rappelle :

« S’il multiplia les contacts dans les années trente sur tout l’échiquier politique afin de faire avancer ses idées militaires, il n’a adhéré qu’à un seul groupe, dans la mouvance sociale-chrétienne précisément aux antipodes de l’Action Française. »

« On peut donc dire de façon certaine que, avant d’être gaulliste, Charles de Gaulle fut chrétien de gauche (si les influences chrétienne sociale et personnaliste seront fortes dans la doctrine sociale gaulliste, les divergences seront également inconciliables : l’unitarisme et le souverainisme des gaullistes s’opposera au fédéralisme des démocrates-chrétiens et des personnalistes). »

A lire sur www.ipolitique.fr

«Laissez venir à moi les enfants»

Crédit : Quentin Glorieux/Flickr

Leur vie est sensée être celle d’être insouciant, protégée des affres des adultes. Mais pour les enfants de familles sans-papiers, cet état de grâce n’existe pas toujours en France. Pour y remédier, des professeurs s’engagent pour leurs élèves sans papiers.

« J’ai la conviction que l’école est le dernier sanctuaire, un endroit où l’on peut se reconstruire et se voir dispenser de l’affection. L’accueil des élèves en situation irrégulière est une évidence pour moi. Je considère d’ailleurs que, en tant que chef d’établissement, je représente la permanence des valeurs de l’État, garant de l’absolue nécessité de protéger les enfants. » Un proviseur

A lire sur www.bastamag.net

Pour un Président garant des Institutions républicaines

Le mode de scrutin choisi en 1962 pour l’élection présidentielle a été établi sur mesure par et pour le Général de Gaulle. Pour être crédible, il suppose que les deux candidats qui s’affrontent au second tour de la présidentielle soient en situation de gouverner véritablement le pays. Les grands partis doivent donc être capables d’organiser des primaires en leur sein pour dégager les personnalités qui s’affronteront dès le premier tour. Personnalités qui, et il y a malheureusement loin de la coupe aux lèvres, seraient capables de faire vivre son histoire au peuple français, et non seulement leur propre – et petite – histoire personnelle.

Le mode de scrutin actuel donne aujourd’hui l’illusion d’un lien direct et personnel entre le Président et chacun des Français. Mais cette illusion, encouragée par les médias friands de personnalités télégéniques, tient de l’idolâtrie et donne à penser que le Président est omnipotent.

La légitimité

La Constitution de 1958 met surtout en concurrence permanente et mortifère le Président et le Premier ministre, opposant deux légitimités pourtant distinctes : d’un côté, celle du président de la République, élu au suffrage universel direct, et qui doit être d’abord le garant du fonctionnement démocratique des institutions. De l’autre, celle du Premier ministre, nom­mé par le Président, mais qui ne peut exercer ses fonctions de gouvernement que s’il est soutenu par une majorité au Parlement. Toute la question revient alors à articuler le rôle du Président, comme garant de la démocratie, et le rôle du Premier ministre, gérant les orientations politiques du pays. À partir de 1962, il est clair que le Président est aussi celui qui semble avoir le plus de légitimité. Dès lors, le fonctionnement institutionnel du système est faussé. Le quinquennat qui s’achève l’a illustré de manière emblématique.

Quand les électeurs désavouent le parti du Président lors des législatives, et que le Président décide de rester, c’est la cohabitation : les deux légitimités sont bien distinctes. Le Premier ministre est légitime auprès de la majorité parlementaire, et le Président, minoritaire lors des législatives, est obligé de nommer le chef de la majorité comme Premier ministre. Dans cette hypothèse, le Président préside mais ne gouverne pas. Imaginons pourtant qu’un prétendant, original et visionnaire, dise ceci entre les deux tours : président de la République, je m’engage à ne pas gouverner, mais à me considérer comme le garant du fonctionnement démocratique de nos institutions. Et je nommerai comme Premier ministre celui ou celle qui sera désigné(e) par l’alliance majoritaire au sein du Parlement. Le candidat qui tiendrait ce discours susciterait un véritable intérêt. Et, en plus de la dignité présidentielle, il ornerait sa tête des lauriers du prophète…

Législatives en vue

Or, l’élection de 2012 se fait non pas à deux tours, mais à quatre, puisque les législatives suivent l’élection présidentielle. Il y aurait là une opportunité à saisir, faute de quoi, et pour aller dans le sens du député UMP Alain Marleix, se profilera, en cas de victoire de M. Sarkozy, une cohabitation de bac à sable avec Martine Aubry, ce qui achèvera de discréditer le monde politique actuel. De fait, la guerre des egos qui naîtra de ce dysfonctionnement pathologique de la Ve République diminuera encore un peu plus les chances de voir émerger un homme politique capable de rendre au peuple sa place dans l’Histoire. Relire Péguy, Mounier, Bernanos, Muray…

Entre personnalisation à outrance des parcours politiques, machine parlementaire qui tourne à vide, et verrouillage médiatique hésitant entre renvoi d’ascenseur et buzz permanent, que peut bien vouloir dire ce subit appel à l’aide des candidats à « écrire l’Histoire » ? De quelle histoire s’agit-il ? Celle, personnelle et intime, des deux prétendants, qui égrènera sans fin prébendes extraordinaires, copinages incroyables et salaires mirobolants ? Que nous importe leur petitesse et leur futilité, au regard de l’Histoire de notre nation, construite, elle, par tous les Français ?

Au vue de la campagne qui vient de s’écouler, il semble bien que l’occasion a encore été manquée. Cependant, et quoi qu’il en soit de la personne capable de proposer et de mener à bien cette réforme de nos institutions, il y a urgence à lancer ce débat dans l’opinion publique.

Texte de Didier da Silva, pubié à l’origine sur www.temoignagechretien.fr