Synode sur la famille: les enfants oubliés

Alors que s’ouvre aujourd’hui un synode sur la famille à Rome, rassemblant des évêques, religieux et experts de plusieurs continents, un petit rappel en chiffres de ce que subissent les familles – et surtout les enfants – dans des zones de conflits. Exemple syrien.

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Développement autour du Capital et de Piketty

Sur son blog sur La Croix, Stéphane Madaule revient sur le livre de Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle (Ed. du Seuil). A travers trois billets, il interroge la démarche de l’économiste et de son équipe.

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Du droit de mourir dans la dignité

« Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort »
Antoine de Saint-Exupéry

Alors que le rapport du professeur Sicard vient d’être remis au président de la République,  il ne faudrait pas comme l’écrit Dominique Quinio dans La Croix (1) que le débat se limite à la mise en œuvre de l’engagement 21 du programme électoral du candidat François Hollande. C’est une invitation à se soucier de la fin de vie bien en amont […].

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Le paradoxe dangereux des politiques de l’emploi

Alors que le chômage massif est une constante depuis plus de trente ans, avec ses innombrables et graves conséquences pour notre pays, pourquoi nos politiques publiques et le contenu de nos accords sociaux sont-ils si peu déterminés par leur impact potentiel sur l’emploi ? La raison en est sans doute que, contrairement aux apparences, la préoccupation de l’emploi reste minoritaire et non prioritaire. Pour Patrick Boulte, vice-président de Solidarités nouvelles face au chômage, deux réalités de nature très différente autorisent à le penser, explique-t-il dans La Croix, le 25 juin.

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Le mariage homosexuel et l’adoption

Philofoto/Flickr

Le projet d’une loi sur le mariage homosexuel et l’adoption m’interroge, en tant que citoyen et en tant que « croyant ». Un texte de Jean Rigal, théologien.

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Progressistes, nous ne quitterons pas l’Eglise catholique

Et si les catholiques qui ne sont pas d’accord avec la ligne du Vatican s’en allaient ? C’est la question qui se pose aux Etats-Unis jusque dans les colonnes du New York Times, met en valeur un article de La Vie.

« Si vous ne recevez pas la nourriture spirituelle dont vous avez besoin, si vous n’êtes pas à l’aise avec l’Institution, alors partez », suggère Bill Keller,  ex-rédacteur-en-chef du grand quotidien américain.

La théologienne Jamie L. Manson répond, dans ce débat animé outre-atlantique : « Il est important de rester en solidarité avec les catholiques à travers le monde et continuer ainsi nos actions afin de réformer l’enseignement de l’Eglise. » Exactement ce que les catholiques membres des Chrétiens de gauche estiment bon de faire.

Lire la chronique de Bill Keller et ses nombreux commentaires sur nytimes.com

Lire la réponse de Jamie L. Manson sur ncronline.org

Pour un Président garant des Institutions républicaines

Le mode de scrutin choisi en 1962 pour l’élection présidentielle a été établi sur mesure par et pour le Général de Gaulle. Pour être crédible, il suppose que les deux candidats qui s’affrontent au second tour de la présidentielle soient en situation de gouverner véritablement le pays. Les grands partis doivent donc être capables d’organiser des primaires en leur sein pour dégager les personnalités qui s’affronteront dès le premier tour. Personnalités qui, et il y a malheureusement loin de la coupe aux lèvres, seraient capables de faire vivre son histoire au peuple français, et non seulement leur propre – et petite – histoire personnelle.

Le mode de scrutin actuel donne aujourd’hui l’illusion d’un lien direct et personnel entre le Président et chacun des Français. Mais cette illusion, encouragée par les médias friands de personnalités télégéniques, tient de l’idolâtrie et donne à penser que le Président est omnipotent.

La légitimité

La Constitution de 1958 met surtout en concurrence permanente et mortifère le Président et le Premier ministre, opposant deux légitimités pourtant distinctes : d’un côté, celle du président de la République, élu au suffrage universel direct, et qui doit être d’abord le garant du fonctionnement démocratique des institutions. De l’autre, celle du Premier ministre, nom­mé par le Président, mais qui ne peut exercer ses fonctions de gouvernement que s’il est soutenu par une majorité au Parlement. Toute la question revient alors à articuler le rôle du Président, comme garant de la démocratie, et le rôle du Premier ministre, gérant les orientations politiques du pays. À partir de 1962, il est clair que le Président est aussi celui qui semble avoir le plus de légitimité. Dès lors, le fonctionnement institutionnel du système est faussé. Le quinquennat qui s’achève l’a illustré de manière emblématique.

Quand les électeurs désavouent le parti du Président lors des législatives, et que le Président décide de rester, c’est la cohabitation : les deux légitimités sont bien distinctes. Le Premier ministre est légitime auprès de la majorité parlementaire, et le Président, minoritaire lors des législatives, est obligé de nommer le chef de la majorité comme Premier ministre. Dans cette hypothèse, le Président préside mais ne gouverne pas. Imaginons pourtant qu’un prétendant, original et visionnaire, dise ceci entre les deux tours : président de la République, je m’engage à ne pas gouverner, mais à me considérer comme le garant du fonctionnement démocratique de nos institutions. Et je nommerai comme Premier ministre celui ou celle qui sera désigné(e) par l’alliance majoritaire au sein du Parlement. Le candidat qui tiendrait ce discours susciterait un véritable intérêt. Et, en plus de la dignité présidentielle, il ornerait sa tête des lauriers du prophète…

Législatives en vue

Or, l’élection de 2012 se fait non pas à deux tours, mais à quatre, puisque les législatives suivent l’élection présidentielle. Il y aurait là une opportunité à saisir, faute de quoi, et pour aller dans le sens du député UMP Alain Marleix, se profilera, en cas de victoire de M. Sarkozy, une cohabitation de bac à sable avec Martine Aubry, ce qui achèvera de discréditer le monde politique actuel. De fait, la guerre des egos qui naîtra de ce dysfonctionnement pathologique de la Ve République diminuera encore un peu plus les chances de voir émerger un homme politique capable de rendre au peuple sa place dans l’Histoire. Relire Péguy, Mounier, Bernanos, Muray…

Entre personnalisation à outrance des parcours politiques, machine parlementaire qui tourne à vide, et verrouillage médiatique hésitant entre renvoi d’ascenseur et buzz permanent, que peut bien vouloir dire ce subit appel à l’aide des candidats à « écrire l’Histoire » ? De quelle histoire s’agit-il ? Celle, personnelle et intime, des deux prétendants, qui égrènera sans fin prébendes extraordinaires, copinages incroyables et salaires mirobolants ? Que nous importe leur petitesse et leur futilité, au regard de l’Histoire de notre nation, construite, elle, par tous les Français ?

Au vue de la campagne qui vient de s’écouler, il semble bien que l’occasion a encore été manquée. Cependant, et quoi qu’il en soit de la personne capable de proposer et de mener à bien cette réforme de nos institutions, il y a urgence à lancer ce débat dans l’opinion publique.

Texte de Didier da Silva, pubié à l’origine sur www.temoignagechretien.fr