24 mars, une manif ratée

La Manif pour tous de janvier avait été un succès par l’ampleur de sa mobilisation et sa capacité à limiter la récupération par la droite et les excès homophobe. On ne peut pas en dire autant de celle de dimanche 24 mars. Ses initiateurs doivent rectifier le tir.

Quelques affiches officielles de la manif pour tous du 24 mars

Quelques affiches officielles de la manif pour tous du 24 mars

L’image véhiculée dans les médias est celle d’une manifestation de la droite, émaillée d’incidents, et qui ne fait que renforcer la détermination gouvernementale. Les initiateurs de la manif pour tous doivent réagir pour sortir de cette opposition frontale et stérile car il est temps d’avancer : des questions importantes (PMA, GPA) vont se poser à la suite du vote (inévitable) de la loi et l’issue de ces débats à venir n’est pas encore écrite.

Fallait-il manifester le 24 mars ?

La question du mariage homosexuel traverse nos clivages politiques habituels et nos appartenances religieuses. Les positions sont diverses, avec plus ou moins de nuances. Notre blog s’est fait le relais de ces divergences, jusque parmi les chrétiens de gauche, mais en privilégiant un dialogue toujours respectueux. C’est cet esprit de respect autant que de résolution qui m’avait convaincu de participer à la manif pour tous du mois de janvier. Elle avait été un succès, par l’ampleur de sa mobilisation autant que par sa capacité à mobiliser sur des mots d’ordre « précis » de manière à éviter tout risque de récupération politique. Si l’essentiel des manifestants appartenaient aux réseaux catholiques ou de la droite (voire de son extrême), on trouvait dans la manifestation des gens authentiquement de gauche (je le sais, j’en étais).

La majorité a fait la sourde oreille à cette expression populaire. On doit le regretter quand on est attaché au dialogue social, mais doit-on continuer à s’opposer à une loi qui a été votée (malgré le vote contraire de quelques députés de gauche) alors que d’autres débats sur sa déclinaison restent encore à venir et ouvert ? Ma réponse rejoint celle de René Poujol ; et en ce dimanche des Rameaux, j’avais choisi de privilégier ma vie familiale. Mais je connais des amis de gauche qui sont allés battre le pavé parisien. Je respecte leur choix, je partage leur conviction, et sans doute aussi leur malaise moi au lendemain de ce qui fut vraiment une manif de droite.

On retient surtout les débordements

Dans l’immédiat, le débat se focalise sur la réaction policière aux débordements de certains manifestants. Jouant à rôles renversés, la gauche défend les forces de l’ordre républicaines et la droite les victimes de violences (voire de provocation) policières.

Pourtant, le « printemps français » qu’espèrent certains (comme Béatrice Bourges aujourd’hui sur France Inter) n’a aucun sens. D’abord parce que nous sommes dans un régime démocratique dans lequel les libertés sont respectées et le dialogue social une réalité (même s’il est souvent difficile). Ensuite parce que les arguments avancés sont de nature profondément différentes : revendications démocratiques et sociales là-bas, divergences sociétales ici. Ceux qui veulent y faire croire n’ont simplement pas accepté la défaite électorale de leur camp l’an dernier. Soyons honnête, une partie de la gauche (plutôt vers ses extrémités) a parfois la même réaction, opposant la mobilisation populaire à la légitimité des urnes. Qu’on se rappelle les espoirs de grève générale en 1995… qui n’ont d’ailleurs pas eu plus d’efficacité que la manif pour tous.

On peut critiquer la police, quand elle sous-estime de façon éhontée le nombre de participants (ce qui est bien dénoncé dans La Vie) ; mais elle ne fait en cela que poursuivre une triste tradition qui remonte aux origines de la Vème République. Il est plus difficile de lui reprocher d’être intervenue contre des manifestants qui cherchaient à contrevenir à l’interdiction légitime de manifester sur les Champs Élysées (voir l’excellente mise au point du Monde), même si les familles concernées n’avaient pas toutes des intentions partisanes. Parmi les inévitables vidéos qui circulent sur le net, on voit bien certains groupes de droite extrême (comme le GUD) chercher l’affrontement avec la police.On est ici très loin du débat d’idées et il y a une réelle indécence à voir l’UMP défendre les actions violentes de dimanche après avoir tiré à boulets rouges sur l’amnistie « sociale » que demandait le Front de Gauche au profit de militants syndicaux.

Quant au fait que des enfants aient été victimes des actions de la police, cela prouve bien que leur place n’est pas dans une manifestation, et encore moins en tête. Quand on veut défendre la famille, on n’envoie pas ses enfants en première ligne si on veut rester crédible ; et encore faut-il pour les exposer ainsi disposer d’une bonne dose de cynisme (ce qui fut malheureusement le cas).

Le 24 mars, une manif de droite !

Les mots d’ordre « sociaux » utilisés et leur multiplication donnaient un ton très politique et l’impression que les manifestants critiquaient l’ensemble de la politique gouvernementale. Les ténors de l’UMP ne s’y sont pas trompés en étant largement présents dans le cortège et dans les médias. Le trajet lui-même (Champs Élysées puis, par défaut, La Défense – Étoile) visait bien à se distinguer de ceux de la gauche (Bastille – Nation) et des mouvements sociaux. Enfin, les débordements de fin démontrent la présence au sein du cortège de groupes dont l’objectif n’était pas de défendre une vision de la famille et du mariage mais de susciter une agitation politique hostile au gouvernement légitime.

Au final, cette manifestation est un échec, car qu’en retient-on ? des affrontements avec la police, des interventions de ténors de la droite (plus d’ailleurs sur les dites violences que sur la défense de la famille), et une majorité qui se raidit, tant ce combat devient un affrontement classique gauche/droite. La manifestation du 24 fait basculer le mouvement d’une contestation transpartisane fondée sur des valeurs à l’expression classique de l’opposition gauche/droite, alimentée par le ressentiment des vaincus du printemps dernier.

D’autres combats nous attendent, il faut rectifier le tir

Il est temps de passer à autre chose. La loi sera votée, n’en doutons pas, la manifestation de dimanche n’ayant pu que renforcer la détermination gouvernementale. Par contre, plusieurs de ses déclinaisons restent encore à débattre, à commencer par l’épineuse question de l’accès des couples homosexuels à la PMA (voire à la GPA), opportunément renvoyées à une loi sur la famille prévue à l’automne. Sur ces sujets, la gauche est très diverses (plusieurs articles de presse s’en sont faits l’écho) et nous pouvons retrouver une dynamique collective de tout ceux qui défendent une anthropologie respectueuse de la personne par-delà les clivages politiques.

Il est encore temps pour les initiateurs de la manif pour tous de réagir, faire cesser la récupération politique, se séparer des plus excessifs de ses membres et s’ouvrir à des nouveaux acteurs représentant la diversité des positions (voir l’article du Monde discutant sa représentativité). Ainsi, ce collectif original peut retrouver une capacité de mobilisation et d’intervention sur les débats à venir.

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61 réflexions au sujet de « 24 mars, une manif ratée »

  1. surtout raciste haineux et homophobe
    le jour des rameaux
    les enfants comme alibi de leur haine
    j’aurai attendu 60 ans pour voir cela
    avec boutin en prime qui dit textuellement l’écume au lèvre cela va péter
    et barjot ensuite, trop nul,et infiniment MEPRISABLE
    et quand leurs enfants devenus grands leurs diront
    mere pere je suis gay
    dehors dehors tu n’est pas des notre
    voila ce qu’entends des homo de leurs chers parents
    et ou vont t-il au refuge a Montpellier
    voila l’église fraternelle,foutaise,c’est un poison d’avril

    • Pour que l’on évite de penser , ils ont trouvé un moyen : vous êtes homophobe.

      Toute personne qui s’interroge sur la dénaturation du mariage voulue par le gouvernement est homophobe.

      Dire qu’un couple homme-femme , c’est différent d’une paire homme-homme ou femme-femme, c’es être homophobe. Distinguer les comportements c’est être homophobe. Dire que l’homosexualité est une déviance de l’orientation sexuelle c’est homophobe, dire que l’on a une orientation sexuelle normale , idem.

      On ne peut plus penser, parler , au sujet de la sexualité, dès lors que l’on parle normalité ou anormalité d’une orientation sexuelle, dès lors que l’on parle mariage.

      • Homophobie : Rejet de l’homosexualité, hostilité systématique à l’égard des homosexuels.
        L’utilisation du terme « paire » pour définir le couple homosexuel est une marque d’hostilité et relève de donc l’homophobie. L’utilisation des mots « déviance » et « anormalité » pour définir l’homosexualité est une marque d’hostilité et relève de donc l’homophobie.
        Il ne peut y avoir de discussion s’il n’y a pas de respect et visiblement, vous ne me respectez pas.

      • Effectivement, établir qu’il y aurait une norme dans les relations sexuelles, c’est homophobe, je suis désolé. Il vous faut déconstruire pas mal de préjugés.

        Les relations sexuelles entre individus de même sexe ont été constatés dans plusieurs centaines d’espèces animales. Par contre, il n’y a que dans une seule espèce qu’a été constaté le rejet d’autres individus à cause de l’homosexualité, c’est dans l’espèce humaine.

        « norme » avez-vous dit ?

      • « Homophobie : Rejet de l’homosexualité » Pas du tout, c’est une tromperie que de dire cela. On n’est pas homophobe parce qu’on rejette l’homosexualité. Pas plus qu’on est antisémite quand on critique le judaïsme. J’espère qu’on a encore le droit de rejeter un comportement sans pour autant verser dans la haine de ceux qui s’en réclament.

  2. Je me retrouve complètement dans cette analyse. Cet article exprime bien le malaise que j’ai également ressenti ainsi que les questions que je me pose sur les suites de ce mouvement. Merci Vincent !

    • Merci Patrick.
      En complément, je vous propose de lire un article très intéressant de N Trouiller sur La Vie, qui pose les différentes possibilités d’avenir pour le collectif « la manif pour tous ».
      http://www.lavie.fr/actualite/societe/les-opposants-au-mariage-pour-tous-cherchent-leur-voie-27-03-2013-38431_7.php
      J’ajoute que B Bourges, dont j’ai parlé, a quitté le collectif, en désaccord avec F Barjot qui elle a dénoncé les comportements excessifs de certains manifestants.

      • Il me semble qu’au contraire Béatrice Courges a fait monter une sauce aigre désormais avec le « Printemps Français ». En ce qui me concerne je suis DÉGOÛTÉ par ce mouvement, j’ai fait ma demande d’apostasie. C’en est fini. Je suis homosexuel et je considère avoir tout à fait le droit de me marier et d’adopter en couple. Cela ne plaît pas ? Tant pis.

  3. « L’image véhiculée dans les médias »

    Et donc, comme les médias disent des conneries, ce serait à nous de changer, pour ne surtout pas déplaire aux médias ? C’est quoi ce raisonnement de moutons heureux de l’être ?

    • Les médias ne disent pas toujours des erreurs. Et si c’est le cas, c’est qu’il faut changer sa façon de faire. L’objectif d’une manifestation est bien d’interpeller les responsables politiques, y compris par le biais des médias. Si cela devient improductif, il faut changer de mode d’action. Rien de moutonneux à cela, seulement la volonté d’être efficace.
      Je suis désolé que vous pensiez devoir changer vos convictions pour améliorer « l’image véhiculée dans les médias ».

      • Ce raisonnement fonctionne quand le rapport de force est équilibré. En revanche ici c’est juste de la naïveté…

      • Vous faites la démonstration de l’asservissement servile des médias par la classe politique de gauche. Votre complaisance à leur égard est risible.

    • C’est amusant comme les élèments de langage du Front de gauche (« médias vendus », « aux ordres », « démocratie bafouée » …) sont utilisés désormais par les manifestants opposés au projet de loi

  4. La Manif’ Pour Tous n’était pas un échec !!!

    C’est mentir que de dire cela. J’étais dans le cortège et j’ai passé un très bon après-midi très chaleureux et très bon enfant !
    La reprise des médias et la focalisation sur les violences est fâcheuse mais ce n’est pas pour autant que ce n’est pas la vérité ! La manifestation s’est très bien passée pour une très grande majorité de manifestants, le nier est faux ! Ce n’est pas en cachant une chose qu’elle n’existe pas.

    Concernant les violences policières, j’étais sceptique au départ. Je pensais que les personnes gazées jouaient les victimes alors qu’elles avaient forcément provoquées. Mais j’ai eu beaucoup de témoignages (j’étais au milieu du cortège, je n’y étais donc pas). Ces témoignages (d’amis et de proches que je considère dignes de confiance, pas de témoignages comme on en trouve à profusion sur le net) m’ont fait changé d’avis.
    Il y a eu des manifestants clairement violents on ne peut le nier (GUD) mais dans une proportion très faible !
    La majorité des personnes gazées l’ont été à cause de l’ampleur de la foule derrière elles qui les compressaient et les poussaient contre les CRS. Des personnes pacifistes, qui se sont justes retrouvées au mauvais endroit, sans mauvaises pensées, violentées de façon honteuses. S’il y a eu des débordements des certains manifestants qui sont éminemment condamnables, il y en a eu de la part de CRS aussi !
    Le cousin d’une copine est toujours à l’hôpital avec de graves problèmes à un oeil après avoir reçu du gel lacrymogène dans l’oeil sans avoir rien fait d’autre que d’avoir été compressé contre une barrière. En plus du problème de la sous-évaluation du nombre de manifestant, il y a aussi celui de savoir pourquoi les CRS ont utilisé du gel lacrymogène et non du gaz (beaucoup plus dangereux).

    La présence d’enfant prouve surtout que les personnes qui venaient étaient pacifiques ! Les enfants avaient toutes leurs places là bas, et les parents qui les ont emmenés étaient simplement venu défilés en paix et à aucun moment ils n’auraient amené leurs enfants s’ils avaient pu prévoir de telles violences. Qu’elle manque de respect pour ces parents de les accuser de la sorte d’irresponsabilité. Rappelons que du côté des pro, ils ne se gênent pas non plus pour afficher leurs enfants !
    Il est utile aussi de rappeler que pour beaucoup de famille, la question ne se posait même pas dans la mesure où ils n’avaient aucun moyen de faire garder leurs enfants !
    Il faut aussi considérer que des « adolescents » parfaitement mûrs pour afficher un avis sur le sujet étaient légitiment présents.
    Quelques soit la faute commise, la provocation, en aucun cas on ne doit être autorisé à gazer des enfants et des personnes âgées.

    Enfin, il n’est pas temps de passer à autre chose ! Il faut continuer au contraire. Il n’est jamais bon d’abandonner. On ne va peut-être pas gagner, mais là n’est pas le problème. Le problème c’est de ne pas lâcher. On n’a pas d’obligation de réussite mais bien de ne jamais flancher (Cf les propos forts avisés de Son Éminence Mgr Barbarin).
    Pourquoi se concentrer sur des problèmes (PMA/GPA) et non sur leur source (Mariage gay) ?

    Je suis quand même d’accord avec une chose: la manif était beaucoup trop à droite et c’est une mauvaise chose que cette reprise politique. Je n’approuve pas et j’en suis triste. Mais je passe au dessus de mes convictions politiques pour une bataille que j’estime juste. J’y retournerai… non pour les politiques, mais en écoutant ma conscience !

    Bonne journée à vous.

    • Que la manif soit une réussite sur le plan de la mobilisation et que les excès ne soient le fait que d’une petite minorité, j’en convient totalement.
      L’échec est pour moi à deux niveaux : médiatique (on débat des affrontements et pas du fond du problème) et politique (la manif est désormais identifié à la droite, ce qui renforce la majorité de gauche dans sa volonté de faire passer la loi pour obtenir une victoire politique).
      Enfin, nous avons une divergence stratégique : moi je veux des résultats, et je pense qu’on peut les obtenir sur certains sujets (PMA, GPA) et pas sur d’autres.
      Dont acte, et merci de votre modération.

    • Juste une chose : est-il possible d’arrêter d’employer le verbe « gazer » ? Provocation ou méconnaissance de l’Histoire et du poids de ce terme ?

      • Pour avoir fréquenté un certain nombre de manif, ce verbe fait partie du langage courant des manifestants… à l’oral. Je pense que beaucoup, centré sur la polémique du moment, n’ont pas vraiment pensé qu’en l’utilisant à l’écrit ou dans les médias, ils réactivaient le « poids » de cet expression de sinistre mémoire.

    • Vous n’imaginez pas à quel point lire « j’ai passé un très bon après-midi très chaleureux et très bon enfant ! » à manifester contre mes droits m’attriste… Stigmatiser ainsi les enfants de familles homoparentales et monoparentales et les homosexuels qui s’aiment et veulent voir leurs amours et leurs familles reconnues par la société me semble bien loin de la charité chrétienne…

  5. « L’image véhiculée dans les médias » et que vous gobez allègrement sans aucun recul !!!! Cet article est navrant de lieux communs, ressassant la bouillie précisément servie par des médias au service de sa majesté et relayant sans nuance les chiffres pipotés de Valls. Le militant socialiste qui signe cette prose médioce est certainement plus militant que chrétien. Enfin, l’intrusion d’individus extêmistes dans une manif est le lot de toutes les manif. A quand un article sur les casseurs qui émaillent les manif dites de « gauche ». Votre offuscation est à géométrie variable. Ridicule

  6. « L’image véhiculée dans les médias » et que vous gobez allègrement sans aucun recul !!!!
    L’image véhiculée est précisément en décalage complet avec le vécu de l’immense majorité des manifestants et des riverains.
    Cet article est navrant de lieux communs, ressassant la bouillie précisément servie par des médias au service de sa majesté et relayant sans nuance les chiffres pipotés de Valls. Le militant socialiste qui signe cette prose médioce est certainement plus militant que chrétien. Enfin, l’intrusion d’individus extêmistes dans une manif est le lot de toutes les manif. A quand un article sur les casseurs qui émaillent les manif dites de « gauche » (CPE et autres joyeusetés). Votre offuscation est à géométrie variable.
    Votre haine bien pensante, pleine d’anathèmes en kit est risible.
    Quand aux commentaires de « riviere fossat anne marie » qui font le rapprochement avec les rameaux, ils sont scandaleux : cette personne se permet de juger la foi des autres. Et elle prétend se faire l’avocat d’une église fraternelle ?

      • Pouvez-vous expliciter votre propos ? Dois-je comprendre que des trotskyste et des parlementaires socialistes y participaient ?

      • « Pouvez-vous expliciter votre propos ? Dois-je comprendre que des trotskyste et des parlementaires socialistes y participaient ? »

        C’est exactement ça. Comme quoi quand vous voulez vous y arrivez.

  7. Qu’est ce que vous feriez pas pour ne pas vous desavouer. Admettez que le gouvernement socialiste foule aux pieds vos convictions ! La liberte vous rendra libre, vous connaissez ?

    • Je suis effectivement en désaccord avec le gouvernement sur ce sujet, mais il n’est pas l’alpha et l’oméga de ma réflexion politique. Contrairement à l’impression que me donnent certains chrétiens engagés dans les luttes sociétales, je m’intéressent aussi à d’autres sujets (par exemple celui de l’école, étant enseignant) sur lesquels je suis pleinement en accord avec le gouvernement.
      Quand à dire que « la liberté nous rendra libre », La Pallice n’aurait pas dit mieux. Si vous vouliez parler de la vérité, je suis d’accord, mais êtes-vous prêt à entendre la mienne ? Votre message me laisse douter.

      • quand on choisi de défiler le jour des rameaux on foule au pied Jésus qui lui même a était tué par des prêtres jaloux même haine envers les autres
        de quel droit on voudrait empêcher les personnes de s’aimer
        c’est un mariage laïque
        fermer les bancs
        ou aller prier pour la paix
        et a propos il faut un papa et une maman
        et les bébé dans le congelateur
        ils ont eu quoi!!!

      • Comment être catholique et être d’accord avec la politique éducative du gouvernement ???
        Une politique dont l’objectif principal affiché est l’imposition de la théorie du genre dès le plus jeune âge, et l’extraction de ces mêmes jeunes enfants de leurs structures familiales afin encore une fois d’imposer cette morale laïque derrière laquelle se cache cette religion laïque prônée ouvertement par Vincent Peillon (à lire à ce sujet un très bel article de Vivien Hoch concernant cette religion laïque que prône notre ministre de l’éducation nationale).
        Cela servant à faire du relativisme la norme toujours plus grande dans notre pays… Benoît XVI lui-même estime dans son très bel ouvrage Foi, Vérité, Tolérance que le relativisme est l’un des facteurs principaux de la perte de repères et des problèmes de notre temps.
        Comment défendre une éducation nationale qui va dans ce sens, quel que soit notre bord politique ???

        Bonne journée

      • L’objectif de la politique éducative est de former des adultes capables de comprendre et d’agir de façon responsable dans le monde de demain (et même d’aujourd’hui). Ce qui heurte ceux qui ne voit dans l’école qu’un mécanisme de transmission de connaissances, alors qu’il doit aussi éduquer à la maîtrise des savoirs et des compétences (savoirs-faire et savoir-être).
        Votre vision de l’imposition des théories du genre (oui, il faut les mettre au pluriel, et peuvent être objectivement intéressantes) et de l’extraction du milieu familial relève d’une vision très biaisée (et je suis gentil) de la politique menée.
        Quand vous parlez de religion laïque de Peillon, cela voudrait dire qu’il y a au moins de la religion à l’école, ce qui n’est dans la réalité pas le cas. Mais on peut toujours prêter de noirs desseins (toujours secrets donc indémontrables) à ses adversaires politiques.
        Enfin, ce que vous qualifiez de relativisme est pour moi le respect de la primauté de la conscience humaine (conscience que l’école participe à former). Et ce principe a clairement été posé par Vatican II (c’est d’ailleurs un de ceux qui pose problème aux intégristes).

      • Si vous êtes en accord avec le gouvernement sur l’enseignement, alors vous avez de graves problèmes qui s’annoncent pour vous. Je cite monsieur Peillon :

        « C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin. »

        Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :

        « C’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. »

        Vous voilà avec deux religions, dont l’une veut écraser l’autre depuis toujours.

        Quant à la vérité, vous semblez la diviser en plusieurs : la vôtre et celle des autres. N’y a-t-il donc pas une vérité, une seule ?

  8. Tout à fait d’accord avec Anne-Marie. ( que je reconnais).
    Le vers était dans le fruit dès le mois de janvier. Dès l’élection de F Holllande, F Barjot a décidé d’entrer en rébellion d’une manière ou d’une autre. ( Je me demande d’ailleurs comment des catholiques d’un certain niveau socio-culturel peuvent suivre cette personne!) Je n’étais pas farouchement pour le mariage homosexuel, mais maintenant, après réflexion et après avoir lu de nombreux blogs tenus par des catholiques ou des réflexions sur Fb, je le suis devenue. ( Bien que moi-même catholique pratiquante.)
    Demeurent effectivement les questions liées à la PMA et à la GPA.
    De plus, parler d’un « printemps français » est une honte et une malhonnêteté.

    • vous préférez sans doute Pierre Bergé, qui appelle au terrorisme, à Frigide Barjot, qui défend les droits des enfants d’avoir une double référence sexuelle

      • C’est parce que, sur ce combat, je préfère F Barjot que je regrette la tournure droitière que prend le collectif la manif pour tous. Ce n’est, à mon sens, pas ainsi qu’on fera avancer notre cause.
        Par contre, je suis désolé mais certains de vos autres commentaires sont trop agressifs pour être constructifs dans ce lieu de débat et ne seront pas publiés.

      • « Ça va péter! Si le président de la République ne nous propose pas des mesures fortes jeudi prochain ou symboliques – c’est-à-dire le retrait de ce texte […], il n’y aura pas de poussettes cette fois-ci, et il n’y aura pas d’enfants. Ceux qui viendront, nous serons peut-être moins nombreux mais beaucoup plus déterminés. »
        Ce n’est pas du Jean-Luc Mélenchon, c’est du Christine Boutin …

        Et je n’ai vu personne ici défendre Pierre Bergé.

  9. Document: les débordements à la Manif pour tous étaient bien prémédités
    http://www.humanite.fr
    L’Humanité s’est procurée un message diffusé via les réseaux catholiques avant la manifestation pour tous de ce dimanche, qui prouve la volonté de

  10. Non au mariage gay et à la reconnaissance juridique de l’ homoparentalité.

    I. Le langage

    La normalophobie.

    L’habitude a été prise, depuis une douzaine d’années, d’utiliser systématiquement les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité, au point que personne ne parle plus d’orientation sexuelle normale ou d’orientation sexuelle déviante. Certains sympathisants de la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme « normal » quand il s’applique à la sexualité. Ils ne tolèrent pas que l’on puisse ainsi porter un jugement sur les orientations sexuelles ni, par conséquent, réfléchir sur le mariage gay et l’homoparentalité.

    Des mots précis.

    L’emploi d’un même terme pour désigner deux réalités différentes conduit à des confusions.
    On ne peut donner un même nom, en l’occurrence « couple » à l’union homosexuelle et à l’union hétérosexuelle. En effet l’union d’un homme et d’une femme est différente de l’union entre deux hommes ou entre deux femmes, à moins de considérer que l’homme est identique à la femme.
    L’homosexualité est une forme d’ intolérance à l’altérité sexuelle alors que l’hétérosexualité fait vivre la complémentarité sexuelle.
    L’utilisation d’un même terme, « couple » pour désigner deux réalités différentes, et même antagonistes, est anormale.
    A deux types d’unions différentes il faut donner des noms différents : « couple », comme on l’utilise depuis toujours pour les unions hétérosexuelles et, pour les unions homosexuelles, on peut préconiser le terme « paire » car cette union concerne deux personnes de sexe identique.
    Si le couple est composé de deux personnes c’est qu’il y a deux sexes différents. Le chiffre « 2 », en tant que tel, n’ouvre aucun droit. S’ agissant d’homosexuels, le sexe étant le même pour les deux personnes, cette reconnaissance juridique de la vie à deux n’offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq.

    Toute confusion dans les termes entraîne une confusion dans la perception de ces deux réalités. Cette confusion peut amener à souhaiter un même régime juridique , en l’occurrence le mariage, pour des unions qui sont différentes.

    II. La loi et le mariage

    Avec le mariage la société reconnaît juridiquement l’importance de l’altérité sexuelle et lui rend hommage, en mariant par exemple des couples qui ne peuvent pas, ou plus, enfanter. La société sait que seule l’ union d’un homme et d’une femme permet potentiellement d’ assurer son avenir. Les hétérosexuels n’ont jamais eu besoin de réclamer un droit au mariage , car une telle possibilité est évidente depuis la nuit des temps.

    Le mariage n’a pas été créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d’amour. Le maire n’a d’ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non. Il ne leur demande pas non plus leur orientation sexuelle, cette dernière, quelle qu’elle soit, ne confère aucun droit. Le mariage est ouvert à tous. Il ne crée ni une injustice ni une discrimination envers les personnes qui sont incapables d’établir une relation complète avec le sexe opposé. Leur déviance de l’orientation sexuelle est la seule cause de leur incapacité à se marier.
    Si chaque individu peut librement se marier, est l’ égal des autres devant le mariage, l’union homosexuelle, elle, n’est pas égale à l’union hétérosexuelle. Seules des choses identiques peuvent être traitées d’une façon égale.

    Malgré le chantage à l’homophobie le législateur n’a pas à étendre le mariage à une union différente de celle pour lequel il est prévu, cela d’autant plus qu’ avec le mariage, le plus souvent, un tiers est concerné : l’enfant . Le législateur, par le mariage, propose un cadre au couple afin de l’aider à se stabiliser et protéger ainsi l’enfant né ou à naître.
    S’il est exact que des homosexuels peuvent avoir la charge d’enfants, la demande de reconnaissance juridique de l’homoparentalité comme une forme de paternité est inutile, l’enfant ayant un état civil et donc un régime juridique clair.

    III. L’enfant

    Une fraction du lobby homosexuel souhaiterait assimiler le couple avec enfant et une paire d ‘ homosexuels élevant un enfant. En effet l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes d’accès au mariage et à l’adoption peuvent de ce fait apparaître parfois comme destinées à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité. L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne.
    Les maltraitances d’ enfants, quant à elles, doivent être sanctionnées si des parents sont indignes. Les enfants placés dans une famille d’adoption doivent y retrouver le père et la mère qui leur manquent. On ne doit pas utiliser le malheur de ces enfants afin de démontrer qu’ils seraient mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes que dans leur famille d’origine et les transformer ainsi en propagandiste obligés de l’homoparentalité. Quant à l’adoption par un célibataire elle devrait prioritairement permettre que des enfants puissent être adoptés par leur oncle, leur tante, ou un autre membre célibataire de sa propre famille.

    La loi n’a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel individu sauf à créer une règle par individu et par situation ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit. L’homosexualité a toujours existé, elle est admise par notre société. Ce comportement n’a cependant pas vocation à être à l’origine d’une modification de la législation sur le mariage.

    IV Non au mariage pour les gays

    L’union hétérosexuelle peut donner la vie, pas l’union homosexuelle. La première respecte l’altérité sexuelle, la seconde l’ignore. Les principes d’égalité, de non-discrimination, ne s’opposent pas à ce que le législateur règle de façon différentes des situations différentes.

    Si l »homosexualité apparaît être une déviance de l’orientation sexuelle tolérée par la société, ce comportement n’a pas vocation à entraîner un changement des règles régissant le mariage.

  11. Merci Vincent pour cette analyse. Il se trouve que pour ma part, j’ai manifesté avec les chrétiens POUR le mariage pour tous.

    Je suis effaré de voir la tournure agressive des évènements. Une partie des manifestants a décidé de tenter de récupérer le mouvement pour en faire une force de frappe anti-gouvernementale. Faisant cela, elle affaiblit considérablement le mouvement. Évidemment, à titre très personnel, je ne peux que m’en réjouir mais je comprends la peine de ceux de mes amis qui sont opposés à ce projet de loi.

    Il faut reconnaître qu’une partie des manifestants se rêve en héroïques révolutionnaires. C’est faire insulte aux manifestants de Tunisie ou de Libye que de vouloir parler d’un « printemps français », en comparant les deux situations.

    Je suis particulièrement amusé de voir la droite reprendre les éléments de langage totalement outrancier de Jean-Luc Mélenchon sur les « médias aux ordres », sur la police qui serait celle du pouvoir avant de protéger les honnêtes citoyens.

    Quand on fait une manif de gauche classique, on sait que les chiffres des organisateurs sont grossis, que ceux de la police sont minorés, c’est le jeu et personne n’en fait des tonnes en hurlant à l’atteinte à la dignité humaine, au déni de démocratie.

    Une partie des manifestants avait décidé d’en découdre, avait décidé d’occuper les champs malgré l’interdiction. En faisant cela, ils savaient qu’ils mettaient en danger l’ensemble des participants. Dans n’importe quelle manifestation, si vous décidez de ne pas vous conformer au parcours pré-défini, vous serez repoussés par les forces de l’ordre. Dans une manifestation de syndicalistes ou d’altermondialistes, les forces de l’ordre n’auraient pas pris les gants qu’ils ont pris dimanche dernier.

    Dernier point, je m’étonne : la police a évacué, sans heurt et efficacement, des bataillons de Femen qui désiraient que cela dégénère (je mets donc ces Femens sur le même plan que le Gud, que Bourges ou que tout ceux qui désiraient occuper les Champs). Que la police les empêche d’intervenir, j’imagine que c’était sûrement une manœuvre du gouvernement pour empêcher le débat démocratique.

      • Que vous accusez les forces de l’ordre d’avoir été mandatées pour perturber la manifestation mais quand ses actions contredisent exactement vos dires, vous oubliez d’en parler. Un bête oubli, sûrement

      • Je n’ai jamais accusé les forces de l’ordre de ce que vous dites. Vous devez me confondre avec un autre. Ce n’est pas la première fois.

      • « Vous », ce n’est pas toujours majestif, ça peut aussi vouloir concerner un groupe de personnes. Voyez-vous, je ne résume pas les opposants à votre seule personne.

      • Non, mais je suis le seul à discuter ici. Alors ne m’accusez pas de choses que je n’ai pas faites et que d’autres, peut-être, ici ou là, ont faites. Je ne suis psa responsable de mes camarades de manif…

  12. boutin et l’opus dei c’est l’extrême droite
    civitas et frigite barjot ce sont des catho tradiland loin de la charité chrétienne qui est écorné quand aux dirigeant ump qui ont sciemment mis en avant le mot gazé
    ils sont meprisables,ils veulent souffler sur la braise,et le peuple qui ne réfléchi pas élise des gens nantis qui soit dit en passant se fichent d’eux
    pourquoi on paye des appartement aux chefs d’etat et les secrétaires et personnel de service in em ternam mais cela suffit

    • Curieux amalgame rempli d’excès… Frigide Barjot n’a pas été tendre envers Civitas. Quant à C Boutin si on peut lui faire un reproche pour une démocrate-chrétienne, c’est d’être dans le giron de l’UMP. Enfin sur l’opus dei, il ne faut en rester aux fictions genre Da Vinci Code. Il suffit de faire une petite visite sur leur site pour voir qu’il n’y a rien de secret, ni d’extrême… http://opusdeifrance.com

  13. J’arrive tardivement dans le débat ayant eu, ces jours derniers, d’autres « urgences ». Mais, faisant partie, comme Vincent Soulage et François Mandil, de ce collectif de chrétiens de gauche, j’ai eu l’occasion de dire à Vincent mon accord sur son analyse, avant même sa mise en ligne, puisqu’il est dans notre « pratique » de faire relire nos papiers aux copains pour « entendre » leur point de vue, notre liberté demeurant totale par ailleurs de modifier ou non nos papiers.

    Il se trouve que j’ai été personnellement interpellé sur Facebook par des personnes qui s’interrogeaient sur mon accord ou désaccord avec la position prise par Vincent Soulage. Voici la réponse postée il y a donc 48 heures :

    « Comme je l’indiquais à la fin de l’article du 12 février posté sur mon blog personnel… (http://www.renepoujol.fr/leglise-et-le-mariage-gay-une-defaite-a-la-pyrrhus-2/ ) j’avais décidé de me « taire » sur cette question du mariage pour tous… jusqu’à Pâques. Il n’est pas donc exclu que je consacre, la semaine prochaine, un nouvel article à ce sujet.

    Mais pour l’heure, puisqu’on m’interroge, je peux répondre ceci. Je persiste à penser, et nombre de chrétiens de gauche avec moi, que ce projet de loi est déraisonnable et lourd de conséquences. Néanmoins, l’essentiel de notre critique porte, à travers le mariage, sur l’ouverture tacite d’un droit à la parentalité qui, ne pouvant être honoré par l’adoption, dans bien des cas, débouchera tôt ou tard sur la revendication de l’accès à la PMA, à la GPA, et après demain à l’utérus artificiel, donc sur une marchandisation du vivant.

    Sauf que pour l’heure nous n’en sommes pas là… et que, comme je l’exprimais dans l’article du 12 février, ces futures « évolutions » ont, me semble-t-il du plomb dans l’aile, du fait même des mobilisations populaires de ces dernières semaines et de l’émergence, dans l’opinion, d’une conscience nouvelle de ces enjeux. Le vrai combat se situe donc là désormais.

    C’est pourquoi je rejoins Vincent Soulage, sur le fond de son analyse. Nous refusons, pour notre part, la logique entendue ici et là du « nous ne lâcherons rien » qui exprime moins aujourd’hui le refus d’une loi que l’acceptation d’une logique délibérée d’affrontement frontal avec le gouvernement tout aussi déterminé à ne rien lâcher. Quoi que l’on puise penser de son autisme – et j’en pense le plus grand mal – je me refuse à transformer le débat sur le mariage pour tous en guerre civile ou en revanche de la droite politique sur une l’élection perdue. Ce peut être le « combat » du certains, ce n’est pas le nôtre.

    C’est pourquoi, bien qu’ayant appelé personnellement à la manifestation du 13 janvier, et avoir arpenté le pavé parisien en tête de cortège au côté de Frigide Barjot et de ses amis, je m’étais abstenu de toute prise de position sur la manifestation du 24 mars à laquelle je n’ai pas participé.

    Pour l’avenir, je redoute une politisation encore renforcée, et disons-le, une récupération des actions qui nous sont annoncées. De même qu’il faut savoir arrêter une grêve je pense qu’il faut savoir arrêter un mouvement, fut-il (apparemment) au sommet de son succès populaire, et précisément parce qu’il l’est. C’est une question de sagesse et de responsabilité. Le combat désormais doit être tourné vers la PMA et la GPA…. comme sur les enjeux de fin de vie. Et pour nous, chrétiens, sur l’accueil fraternel des personnes homosexuelles, fussent-elles mariées, dans nos communautés.

    Je peux imaginer que ce propos ne soit pas compris. Nous en assumons le risque. »

  14. . Je vous rejoins sur le fait de déplorer la transformation (et la récupération) d’un mouvement de contestation du projet de loi en une opposition totale au gouvernement exigeant la démission du président.
    Ça ne peut que brouiller le message, le rendre inaudible, ou prouver à tout le monde que l’opposition au projet de loi ne serait en effet qu’un prétexte purement politique pour s’opposer au gouvernement socialiste – or, c’est justement ce qu’on reproche aux médias : de tout analyser uniquement sous l’angle de la politique des partis, y compris les questions d’éthique ou de philosophie ou de religion qui dépassent largement ces oppositions. Et là, on leur fournit sur un plateau une bonne raison de poursuivre dans cette voie.

    (j’ajoute, anticipant d’éventuels commentaires, que je suis moi-même totalement opposé à ce gouvernement, là n’est donc pas la question)

    . De là à titrer « une manifestation raté », ça me semble d’autant plus exagéré que vous-même admettez vous être contenté de l’image qu’en ont donné les médias majoritaires, sans aller à la source pour partir des faits bruts : comme le montre une de vos réponse à un commentaire, vous étiez persuadés que la manifestation ne réunissait que des gens de droite, et vous ignoriez complètement qu’il s’y trouvait des parlementaires de gauche, et des sympathisants de gauche.

    Dans ces conditions, vous devriez avoir l’honnêteté d’employer beaucoup plus le conditionnel dans vos propos, et de bien préciser explicitement, d’entrée de jeu, que vous livrez là un premier sentiment, à chaud, avant d’être allé prendre connaissance des faits.

    (On constate d’ailleurs dans vos autres commentaires d’autres prises de position manquant d’information : ainsi quand vous voulez justifier entièrement la politique en matière d’éducation de M.Peillon, et que vous écrivez que « l’objectif de la politique éducative est de former des adultes capables de comprendre et d’agir de façon responsable dans le monde de demain », ou encore que la « vision de l’extraction du milieu familial relève d’une vision très biaisée de la politique menée », alors qu’il s’agit des termes mêmes employés par M.Peillon : « arracher » l’enfant à tous ses déterminismes « familiaux », religieux, culturels…

    (de même, le terme de « religion » appliqué au socialisme, et la désignation de l’école comme le lieu priviliégié de ce nouveau « culte » avec ses « tables de la loi », sa « transsubstantiation », tout cela est de M.Peillon – mais c’est un autre sujet.)

    Votre article, et votre critique de la transformation d’un mouvement social ou éthique en mouvement strictement politique, d’un mouvement qui aurait dû dépasser les divisions de partis en une opposition classique et assez réductrice au président de la république,

    la critique, aussi, après tout, d’un mouvement qui s’inquiète uniquement du mariage homosexuel mais pas, ou moins, d’autres problèmes sociaux tout aussi graves du point de vue de l’avenir de cette société (spéculations immobilières, divisions, manque de solidarité…),

    gagnerait à ce que vous l’appuyiez sur des faits, une analyse des faits, avec toutes les nuances que cela implique,
    plutôt que de s’en tenir à un simple sentiment finalement assez mal renseigné.

    (Dans la même idée de manque de connaissance du sujet abordé : vous-mêmes ou l’un ou l’autre commentaires ont voulu s’amuser de voir « repris » soudain par une manifestation « de droite » ou catholique des thèmes « de gauche » chers à M.Mélenchon, notamment la dénonciation de la presse « aux ordres ».
    Mais la dénonciation de la presse « aux ordres », c’est un thème qu’on retrouve aussi très à droite depuis plusieurs décennies, et dans des articles ou des publications catholiques – plutôt version « tradi », certes – depuis au moins les années 50 !
    N’y voir qu’un thème « de gauche » ou spécifique à M.Mélenchon, c’est ne s’intéresser qu’à l’actualité des deux dernières années, et encore…)

    • C’est vrai pardon, j’aurais dû préciser que c’est un thème historiquement propre aux extrêmes et aux gens qui veulent imposer leurs vues coute que coute. Et il est vrai qu’en ce moment, dans ce registre, c’était surtout Mélenchon qu’on entendait.

    • Je maintiens le titre (un tantinet provocateur) de mon article. La manif du 24 fut certes un succès de mobilisation (et relisez : je sais qu’il y avait des militants de gauche ; quand aux parlementaires, qu’on m’en donne les noms !) et l’ambiance globalement bon enfant. Mais les excès de certains organisateurs (comme B Bourges), les violences qui ont émaillées sa fin et l’évidente récupération par l’opposition politique font que cette manifestation ne fera pas avancer d’un pouce notre cause, à savoir de le retrait de la loi. C’est pour cette raison que je la juge ratée, mais ce n’est que mon avis.
      Je ne suis pas un journaliste qui doit rapporter les faits, je suis un citoyen qui analyse les conséquences d’une mobilisation sur la cause qu’il défend. Nous sommes d’accord sur certain éléments d’analyse, pas sur la conclucion à en tirer. C’est ce qu’on appelle le débat démocratique.

      Par contre, vos remarques sur l’éducation me choque : je connait bien le sujet puisque j’y consacre une bonne partie de mon temps. Le contenu d’une politique ne se résume pas forcément au vocabulaire utilisé (parfois à d’autres époques) par le ministre qui la porte. Et en l’occurrence, ses propos ne sont pas forcément contradictoires avec ce que j’ai écrit, si on ne prend pas au pied de la lettre les expressions utilisés.
      Encore une fois, nous divergeons sur le jugement à porter, ce qui ne veut pas dire que notre niveau d’information est différent.

  15. Mariage gay et violence.

    Finalement le mariage gay c’est le refus de constater la différenciation sexuelle, différenciation qui est à la base du mariage .

    Il existe une altérité sexuelle , fondement de la création de l’individu , de sa personnalité.

    Les humains ne sont pas semblables dans leur identité , leur histoire , leurs goûts , leur religion…. . En particulier ils sont marqués par leur appartenance à l’un des deux sexes.
    Tout cela structure leur personnalité.
    Le principe incontournable de la vie sociale, c’est précisément de faire vivre ensemble des gens qui ne sont pas identiques, de gérer les différences entre les individus sur un mode pacifique et non pas sur un mode de violence .

    Si l’on fait disparaître la différence dans les relations sociales, en particulier la différence sexuelle, qui s’exprime socialement et juridiquement par le mariage, cela veut dire que l’ on entraîne une frustration de l’expression de la personnalité, et que cette frustration débouchera un jour ou l’autre sur la violence afin de faire reconnaître son identité particulière contre l’uniformité sociale, contre le fait qu’être homme ou femme c’est crucial.
    Avec le mariage gay être homme ou femme se serait pareil pour la société , puisqu’ avec ce mariage l’on peut marier un homme avec une femme mais également deux hommes entre eux ou deux femmes entre elles.

    Il y a violence à vouloir confondre les sexes.

    • et n’ y avait t-il pas violence,quand un prêtre m’a dit quand j’avais 7ans tu écris avec la main du diable ,c’était en ,1954
      je suis gauchère, les gauchers ont étaient diabolisé par l’Église, on les as attaché, on les as tapé,pour qu’ils écrivent de la bonne main,la droite
      car c’est bien connu
      mieux vaut être a la droite de dieu
      heureusement que j’étais a l’école laïque,l’instit,m’a dit ne t-en fais pas
      et a feu mon papa,tu n’iras plus, ce curé c’est un âne
      et là je vois les même gens,avec leur haine recuite beurk

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