Pour un vrai dialogue sur l’essentiel, un appel de croyants de gauche

Cet appel a été initialement rédigé par Didier da Silva, René Poujol, Vincent Soulage et Eric Vinson, co-fondateurs (parmi d’autres) du blog A la table des chrétiens de gauche. N’engageant au départ que ses quatre initiateurs, il a été soumis à des personnes de différentes confessions et spiritualités, qui ont décidé de s’associer à leur démarche civique. Tous les citoyens qui le souhaitent peuvent faire désormais de même, en y apposant leur signature avant le 30 septembre. L’appel sera alors transmis au Président de la République, aux Présidents respectifs du Sénat, de l’Assemblée nationale et du Conseil économique, social et environnemental ainsi qu’au Premier ministre, à la Garde des Sceaux et à la ministre déléguée à la Famille.

Juifs, bouddhistes, musulmans, franc-maçons, chrétiens… signataires de ce texte, nous sommes ensemble, au-delà de nos singularités, attachés à une certaine conception de la personne humaine et de sa dignité. Nous nous situons politiquement à gauche et nous espérons beaucoup de l’impulsion portée par François Hollande, son gouvernement et sa majorité. Nous nous reconnaissons dans leur projet de bâtir une société juste, pluraliste et solidaire, ouverte sur le monde, sensible aux défis de l’écologie. Mais une société également attentive aux repères anthropologiques et éthiques transmis par nos diverses traditions.

C’est pourquoi, nous nous interrogeons sur certaines mesures «sociétales» contenues dans le programme du candidat socialiste à la présidentielle et confirmées lors des législatives. Elles concernent l’euthanasie, le mariage entre personnes du même sexe et l’homoparentalité. Elles nous paraissent de nature à diviser profondément l’opinion, parce qu’elles proposent de légiférer dans des domaines qui touchent à l’essentiel de la personne humaine ; à un niveau où la revendication de certaines «libertés individuelles» peut être perçue comme  destructrice de notre patrimoine symbolique, donc des exigences du «vivre ensemble» et du bien commun.

Aujourd’hui l’urgence est au redressement du pays. Il exige le rassemblement, au-delà des seuls électeurs de gauche, des citoyens acquis à des idéaux de justice, mais attachés au respect d’un ordre symbolique qui leur semble de portée universelle. Nous n’ignorons pas que ces projets de réformes sociétales constituent autant de «promesses» électorales et qu’un élu s’honore à tenir ses engagements. Celui qui a été pris devant les Français est de «soumettre» ces réformes au Parlement, pas de les faire voter dans la précipitation, sans en mesurer tout le poids.

Sur des enjeux aussi cruciaux, qui engagent les générations futures en touchant aux structures de la parenté, nous appelons gouvernement et majorité à la patience et à la prudence. Nous les invitons à ouvrir un dialogue approfondi et, nous l’espérons, apaisé, permettant à toutes les familles de pensée de s’exprimer. Un dialogue ne se satisfaisant pas de l’irréductibilité des positions de ceux qui considèrent ces questions par nature «non-négociables», ou de ceux qui, au nom d’une légitimité électorale fraîchement acquise, entendent imposer mécaniquement le point de vue de la majorité parlementaire.

La quête républicaine du bien commun suppose qu’une diversité de convictions puisse s’exprimer au sein d’une laïcité porteuse de sens, de liberté et ouverte aux questions essentielles de la condition humaine. Nous avons foi en l’avenir démocratique de notre pays, comme en la capacité de ses citoyens à dépasser leur seul point de vue. C’est dans cette dynamique que nous entendons engager durablement notre action.

Premiers signataires

Marcel Bernos, agrégé d’Histoire et maître de conférences honoraire – Bernard Bourtot, père mariste – Jacqueline Catalogne, docteur en sociologie des religions – Denis Carzon, enseignant, militant associatif – Stefano Ceccanti (sénateur italien) – Roberta Collu, anthropologue, enseignante – Philippe Cornu, professeur en histoire des religions, spécialiste du bouddhisme – Didier da Silva, enseignant, président de Chrétiens pour une Gauche Nouvelle – Manuel da Silva, catéchiste –  Claire de Billy, cadre d’entreprise – Cyrille de Billy, directeur d’une ONG de développement – Marie-Françoise de Billy, psychothérapeute – Camille de Crespin, psychologue – Philippe de Roux, Chantal Hamy et Nestor Dosso avec les « Poissons Roses » – Thérèse Destremau, enseignante – Philippe Deterre, prêtre de la Mission de France –  Marie-Claude Grulier, enseignante – Gabriel Hagaï, rabbin, codicologue – Jean-Bernard Jolly, père mariste – Jean-François Kesler, ancien directeur adjoint de l’ENA, professeur émérite – Ghislain Leray, économiste – Claudie Levesque, consultante RH – Christian Mellon, jésuite, responsable de formation – Jacques Meunier, prêtre de la Mission de France – Paul Pistre, animateur de la « Lettre des chrétiens amis des maçons » – René Poujol, journaliste – Isabelle Priaulet, spécialiste en Investissement Socialement Responsable – Danièle Rela, enseignante – Muriel Rouabah, chercheuse au CNRS – Pascal Sigoda, chercheur en sciences politiques, éditeur – Vincent Soulage, agrégé d’Histoire, chercheur – Bertrand Vergely, philosophe, théologien – Eric Vinson, enseignant-chercheur et journaliste.
SI VOUS SOUHAITEZ SIGNER L’APPEL : rendez-vous sur www.petitionpublique.fr afin d’enregistrer vos coordonnées ou laissez-les en commentaire en spécifiant votre prénom, nom, profession et adresse mail (cette dernière ne sera pas diffusée). Vous serez ensuite tenu au courant de l’évolution des envois de l’appel.

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24 réflexions au sujet de « Pour un vrai dialogue sur l’essentiel, un appel de croyants de gauche »

  1. « Un dialogue ne se satisfaisant pas de l’irréductibilité des positions de ceux qui considèrent ces questions par nature «non-négociables», ou de ceux qui, au nom d’une légitimité électorale fraîchement acquise, entendent imposer mécaniquement le point de vue de la majorité parlementaire ». C’est la raison pour laquelle j’ai signé cette pétition pour demander qu’un vrai débat s’instaure avant de légiférer

  2. Membre de l’équipe animatrice de ce bloc, je ne signe pas ce texte pour plusieurs raisons

    – Il met sur la même ligne deux projets – euthanasie et mariage gay (et l’homoparentalité qui en découle) – qui ne sont nullement de même ordre et sur lequel nombre de chrétiens de gauche portent un regard différent. Rapprocher ces deux débats est contreproductif et pourrait donner à croire que les cathos, même de gauche, sont contre toute évolution dans ce domaine.

    – Les deux dossiers « divisent profondément l’opinion ». Et alors ? Je sais bien que la culture catholique romaine ne supporte aucun débat contradictoire en son sein. Mais, en démocratie, il n’est pas bon de fuir les disputes.

    – Oui l’urgence est « au redressement du pays ». Le mariage gay et l’homoparentalité ne sont pas des « enjeux cruciaux ». Je n’en dirai pas autant de l’euthanasie, bien plus engageant pour la société et pour les plus pauvres.

    – Dans son texte « Un vote pour quelle société » http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/elections-un-vote-pour-quelle-societe–12713.html, l’épiscopat français demande une prise en compte globale des choix politiques (moraux, sociétaux, économiques…). Ce manifeste peut faire penser, à tord, que ses auteurs ne se préoccupent que du respect de la vie et des questions sexuelles..

    – Quand le gouvernement paraît renoncer à toute réflexion sur le système capitalisme et son injustice structurel (que pourfendent à longueur de textes le magistère catholique et les écrits protestants) et quand la position française sur les immigrés est maintenue dans les grandes lignes, le texte est bien trop lacunaire sur ces « enjeux cruciaux ».

    Philippe Clanché, catholique de gauche

  3. Je suis personnellement, et bien que me reconnaissant aussi plutôt dans la ligne portée par ce blog, gêné par le mode argumentaire développé ici qui m’apparaît être de l’ordre, en partie, du sophisme.

    En temps de crise, il est toujours tentant d\’éluder des questions en parlant des ”vrais problèmes” (la précarité, le chômage, etc.). On dit vouloir écarter les ”faux débats” qui seraient les questions de mœurs et de bio-éthique. Mais cela revient-il à dire qu’il y a petite et grande injustice ? et qu’il y en aurait qu’on pourrait accepter ? N’est-ce pas aussi un moyen d\’écarter ce qui gêne ou ce au’on ne veut pas voir ?

    Je m’explique. Dans les années soixante-dix, on disait que les demandes des féministes étaient bien moins importantes que la résolution de la condition ouvrière. C’est un phénomène historique bien connu maintenant aujourd’hui. Il a fallu beaucoup de temps pour se rendre compte que finalement derrière la demande de ce qu’on qualifiait, dans les mêmes termes qu’aujourd’hui c’est éloquent, d’émanent d’un :
    – ”lobby”, sans une action militante réfléchie?
    – ”minoritaire”, donc pas représentatif ? attention quand on est membre d’une religion minoritaire, est-on disqualifié à parler ?
    – ”urbain », ce qui vient des villes est toujours un peu suspect pourquoi ?,
    – porté par des ”classes supérieures et intellectuelles” peut-on être de gauche sans être classiste?,
    – avec l « appui des ”médias »”, et caetera
    Peut-on sortir justement dans de débat du prêt à penser ? Écouter c’est avant tout une posture respectueuse dans laquelle l’autre n’est pas un ”activiste” alors que soi-même on se présente comme ”au-dessus de la mêlée”.

    L’argumentation me gêne également car elle est trop rapide. Est-on vraiment en mesure dans l’état actuel de nos connaissances de dire qu’il n’y a pas de lien entre orientation sexuelle et précarité et pauvreté ? que l’orientation sexuelle ne relève pas de la sphère économique ? Les personnes assumant une orientation sexuelle minoritaire dans une entreprise ou une administration, comme pour les femmes, peuvent être victimes du plafond de verre ou du couloir de verre, ce qui a par exemple un impact sur un salaire. Ne pas être marié ce n\’est pas avoir les mêmes conditions d’accès à un emprunt avec un taux d’intérêt. Une personne en se pacsant avec une personne du même sexe ne peut pas ouvrir des droits à la Sécurité Sociale pour son conjoint, contrairement à une personne mariée. Dans les couples de binationaux, il y aussi des problèmes de naturalisation, etc. Je remarque enfin que dans l’action sociale des personnes en rupture il y a une percée très nette depuis une dizaine d’année, à côté des foyers de sans-abris et de femmes battues, des foyers de… jeunes homosexuels ! qui fuient le domicile familiale parce que leurs parents refusent leur orientation sexuelle. SDF à la rue, pas un problème social Vous pouvez consulter d\’associations comme Rimbaud ou le Refuge. Être homosexuel, croyez-vous sincèrement, ”en période de crise”, que cela n’a pas d’incidence à l’échelle des individus ? À moins de s’en tenir à ce qui est un cliché des homosexuels appartenant uniquement aux classes aisées supérieures, j’en doute fort. Et si les homosexuels sont plus visibles dans les milieux sociaux favorisés que populaires, n’est-ce pas le signe de la difficulté qu’a encore notre société aujourd’hui pour accepter les sexualités minoritaires lorsqu’on n’a pas de capital économique ou culturel ? N’est-ce pas un argument pour légitimer les différents types d’union ?

    Bref, réduire l’orientation sexuelle et le mouvement LGBT à des phénomènes non économiques c’est un peu court au point de vue sociologique. La pauvreté n’a pas de sexe ni d’orientation sexuelle, certes, mais il n’est pas dit que ces données ne l’informent ni la composent ramenant du même coup sur le tapis la question des liens que les gens tissent entre eux et des sécurités qu’ils peuvent développer. Or, l’un d’entre eux est bien le mariage.

    Au delà de mes réserves, je suis par contre bien entendu entièrement d\’accord sur l’appel au débat respectueux du point de vue de chacun et je vous remercie chaleureusement pour ce blog et les billets qu’on peut y lire !

    Fort cordialement

    Anthony Favier

  4. Nous savons combien les débats sont à la mode, lesquels se résument généralement à l’étalage des opinions. A moins d’être sourds, les questions de l’euthanasie, du mariage homosexuel, de l’homoparentalité (dans un même sac?) ne datent pas d’aujourd’hui, elles font plutôt l’objet de débats récurrents déjà.
    Souvenons-nous que l’arrêt de la peine de mort en France s’est passé des opinions de dernière minute et bien heureusement.

    • Je ne vois pas très bien le lien entre une réforme votée par le Parlement contre l’avis des sondages et des réformes envisagées et justifiées parce qu’elles auraient l’assentiment des Français. Curieuse conception de la démocratie enfin qui consiste à nous expliquer que du moment qu’une majorité à voté pour le gouvernement en place et pour le parlement qui le soutient, cela signifierait une adhésion sans réserve de tous les Français à tous les éléments du programme des vainqueurs. Pourquoi, dès lors, ne pas faire l’économie du débat parlementaire lui-même ?

  5. Comme Philippe, personnellement je ne signerai pas la pétition car je reste persuadée que l’exigence d’égalité de traitement et la reconnaissance depuis des millénaires de l’existence d’autres formes d’identité sexuelle sont urgentes car cela fait l’objet de terribles souffrances qu’il faut enfin résoudre dans un pays libre, souple et généreux.
    La vox populi s’est prononcée, le Parlement doit apporter les réponses attendues le plus rapidement possible. Notre société ne doit pas avoir peur de confier des enfants à des gays aussi responsables que tous les autres parents : faire confiance c’est s’élever et élever la communauté. Il est grand temps que les catholiques s’ouvrent enfin à cette différence qui existe depuis que l’humanité existe et qu’ils accompagnent cette réalité au lieu de continuer à l’exclure, ce qui n’est pas une attitude spirituelle acceptable.
    L’amour gay entre adultes est sacré autant que l’amour hétéro, il faut en terminer maintenant et leur permettre d’accéder à cette sacralité car l’amour est une grâce, il ne vient pas de nous. Leur refuser les sacrements n’est pas digne d’une religion qui prétend à universalité ou bien elle s’auto-détruit, il faut bien admettre cela un jour ou l’autre.
    Quant à l’euthanasie : ou bien l’être est libre ou non, s’il l’est, il doit l’être jusqu’au bout et choisir le moment où il désire partir.
    Cordialement
    Annick Guillou catho-citoyenne de gauche – Bordeaux

    • Pour ce qui me concerne je ne me prononce pas contre l’amour gay qui existe, effectivement, de toute éternité et que je respecte. Je souhaite que mon Eglise en prenne effectivement acte. En revanche, contrairement à ce vous laissez entendre, aucune société à ma connaissance, même dans l’antiquité romaine ou grecque, n’a jamais prétendu fonder une parentalité (ni d’ailleurs une conjugalité) sur un sentiment homosexuel. Je crains qu’il ne suffise pas d’avoir peur d’être en retard d’un évolution de société pour être assuré d’être à l’heure !

      • Etes-vous contre l’homoparentalité parce que vous supposez qu’elle serait contagieuse ? Ce serait nier que l’enfant se construit « contre » un modèle dans la plupart des cas, il n’y a donc rien à craindre et faites confiance…

      • Ce n’est pas vraiment ce que disent les pédopsychiatres. Et la question n’est pas se savoir s’il y aurait ou non contagion. Est-il légitime (et constitutionnel) d’inscrire dans la loi des dispositions qui institutionalisent l’inégalité entre les enfants à naître en privant certains d’entre eux de leur double filiation ?

      • Il me semble que l’inégalité est institutionnalisée de fait pour les enfants naturels puisqu’on ne peut jamais obliger un homme à reconnaître son enfant et qu’ils sont vraiment protégés puisque les tests de paternité sont interdits en France : cette inégalité là ne choque personne… De ce fait 10 % des enfants qui naissent dans une famille monoparentale ne sont pas reconnus et élevés sans pension alimentaire, parfois dans la plus grande pauvreté…

      • @ Annick : au sujet de l’inégalité subie par les enfants naturels, c’est sur ce point précis que l’on voit tout le sens de la prière du 15 août : « qu’ils (les enfants) cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère ». Curieusement c’est justement ce passage qui a provoqué une véritable fureur chez certains.

      • Les familles monoparentales ont déjà compris que deux papas ou deux mamans sont une vraie chance juridique et sociale plutôt que d’être nés de père inconnu et « ramer » toute sa vie en ce qui concerne le parent et l’enfant… C’est une vraie chance quotidiennement…

      • Il faudra expliquer ça un jour à l’enfant… lorsqu’il posera la question « je suis l’enfant de qui ? » Vous vous en chargerez !

      • Il n’y a aucune honte à avoir une maman biologique et une maman de coeur hormis pour ceux qui n’en n’ont pas… En tant que chrétien, vous savez d’ailleurs que la filiation n’est pas que biologique, ni juridique elle est aussi spirituelle et sociale : il y a une manière de fermer les portes qui est particulièrement attristante, mais ceux qui les ouvrent sont sauvés, paraît-il… ce n’est pas moi qui le dit…

  6. Ping : 834 électeurs de gauche invitent le gouvernement   à ouvrir un dialogue approfondi   sur le mariage pour tous | «A la table des chrétiens de gauche

  7. je ne signerai pas
    ou est la fraternité
    une meute contre les gay
    quel courage, mais que c’est méprisable
    vous êtes aux coté de civitas
    quand tous les 3 jours une femme meurt sous les coups de son mari
    et que savent les évêques, sont t-il des pères de famille?
    pour donner des leçon
    des enfants sont martyrisés au sein de la famille papa et maman
    avez vous vu un dos d’enfant lacéré par une ceinture
    moi oui! et l’enfant ne voulait plus aller chez son père
    résultat la petite est revenu le crane fendue,sa douce marâtre lui avait cassé un plat sur la tête…….. et on m’a répondu,il faut continuer le rapprochement familial……….CQFD
    la prochaine fois on demandera aux évêques de s’occuper d’enfants……….

  8. Je souhaite aussi un débat ; il a cruellement manqué.
    Nous sommes dans une époque où le « droit à » prime sur les devoirs.
    Mais les droits de l’enfant ne comptent pas.
    Je suis atterré de voir qu’on veut mettre les ressources de la science pour passer par dessus les processus naturels ; exemple, les scientifiques envisagent un utérus artificiel pour hommes, le clonage…
    Mais il ne faut pas se focaliser sur l’adoption par les homos ou la procréation assistée.
    L’adoption « tout court » pose des questions dérangeantes, par exemple quand les parents des enfants sont toujours vivants…
    Les hommes politiques sont à la pêche aux voix, les médias considèrent que tout ce qui est nouveau est meilleur : il est plus que temps de donner la parole à la majorité silencieuse.

    • Il n’y a pas besoin d’un débat pour résoudre sur une question déjà multimillénaire hormis pour ceux qui sont socialement sourd et aveugles : depuis des millénaires, des enfants ont déjà été élevés par des homosexuels qui ont découvert leur homosexualité tardivement ! Ces enfants n’ont pas été des délinquants, n’ont pas forcément d’orientation gay non plus et se sont remis de cette expérience qui les a ouvert à d’autres réalités. D’autre part, les parents biologiques ne sont pas forcément les parents « de coeur » adoptés par les enfants : arrêtons les clichés !!! L’être humain est beaucoup plus complexe que cela d’une part, d’autre part il a en lui même une telle puissance de recherche de solution qu’il faut continuer à lui faire confiance !!!

  9. JE SIGNE VOTRE PÉTITION !
    Car un enfant doit et devra toujours pouvoir bénéficier d’une filiation claire et reconnue. L’article 7 de Convention internationale des droits de l’enfant – ONU 1989 ne dit pas autre chose. « L’enfant a dès sa naissance le droit de connaitre ses parents et d’être élevé par eux ». Cela répond à la nécessite de protection des plus faibles. Le jour où les lois françaises institueront la primauté du désir des adultes sur les besoins et la protection des enfants et donc par extension de l’étranger, de l’exclus, du plus faible… alors je ne me sentirai plus français.
    Rien, dans mon esprit ne s’oppose ou ne cherche à dévaloriser à la libre expression de l’amour entre personnes de même sexe.
    Homos je vous aime !!! Mais un enfant à le droit des savoir issu d’un père et d’une mère. Le rôle du législateur est de lui garantir ce droit.

  10. Ping : Revue de Presse : Acte 2 – le #mariagepourtous « Lemessin

  11. Pourquoi avoir attendu plus d’un an pour vous réveiller ? Il y a eu des primaires socialistes. Pourquoi n’avez-vous pas proposé une candidature portant vos idées ? Pourquoi n’avez-vous pas participé au débat sur le mariage homosexuel organisé par Homosexualités Et Socialisme le le jeudi 29 septembre à 19h15 à Sciences-Po, 27 rue Saint-Guillaume, Paris 7e : http://www.hes-france.org/actions/quels-droits-pour-les-lgbt ?

  12. Ping : L’urgence absolue : la paix civile | A la table des chrétiens de gauche

  13. Je signe contre le mariage homosexuel et aurai préferé que l’on se préoccupe plutôt du fait que le mariage hétéro diminue et les problèmes des femmes précaires à venir grandissants, travail à temps partiel , chômage etc… et plus aucune sécurité pour elles en cas de divorce ou décès du compagnon.

  14. Ping : Présidentielle : les trois coups de la primaire à droite | A la table des chrétiens de gauche

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